Après avoir cracher le fiel aux cieux, cacher le ciel aux pieux, marteler le mur des temples pour y planter les clous qui portent les 13 anti-offrandes que constitue XIII EX-VOTOS, premier album sorti en 2020, les édifices se sont écroulés. Ne reste alors que de la ruine.
«De la ruine» c’est des pamphlets d’angoisse gueulés au soleil, la douleur de la réussite, l’enivrante chute, les dents qui grincent face au néant, c’est l’échec d’une victoire trop amer pour être goutée, les délires éthyliques de ceux que l’absolu fatigue.
Car s’il n’est vraisemblablement pas facile d’être un Dieu, il n’en est pas moins aisé d’en être le sicaire. Car que cache le masque du bourreau sinon d’ambiguës émotions, d’oxymoriques sensibleries ? Et que reste-t-il de passion lorsque l’hybris expire, que reste-t-il de raison lorsque l’abysse inspire ?
11 titres. Comme autant de lacérantes caresses afin de forcer l’apocalypse à se réaliser dans la splendide déchéance qu’on lui connait : l’éclatement des mensonges au profit d’une absurde réalité ; l’effondrement grisant des ambitions démesurées.